Confronté à une baisse importante du renouvellement de ses licenciés, le président de la Fédération française de pétanque et jeu provençal, Alain Cantarutti, hausse le ton dans le numéro 17 de Boulisme paru le 1er juillet dernier, et pointe du doigt les clubs qui ne jouent pas le jeu !
Certains d'entre eux profiteraient de la mise en place de la licence informatisée (carte à puce) pour développer la vente de cartes de membres honoraires, au détriment de la vente de licences.
Peut-on, pour autant, expliquer la baisse du nombre de licenciés par la seule affaire de la carte à puce ? Certainement pas, car le phénomène ne date pas d’aujourd’hui. A mauvais diagnostic, mauvais traitement.
"Repenser le
contenu de
l'offre de
la licence"
Alors que les effectifs de la FFPJP baissent depuis des années, on attend toujours la réponse à cette question simple : quel intérêt ai-je à prendre une licence, si je ne participe pas à des compétitions ?
Certaines fédérations ont su y répondre avec succès, en offrant de nombreux services à leurs licenciés : réductions, invitations, privilèges...
En cette période de crise, les centaines de milliers de licenciés de la Fédération restent une cible enviable et bon nombre d’entre eux aimeraient bénéficier des mêmes avantages. Il est l’heure de repenser le contenu de l’offre de la licence. S’il fallait aujourd’hui privilégier un bon investissement, ce serait bien celui-là.
Alors, certes, pour la nouvelle équipe, la partie ne fait que commencer. Mais le temps presse.
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