Est-ce que l’on peut parler de vous comme d’un vrai Parigot ?
Parisien depuis toujours, on peut le dire ! J’ai signé ma première licence en 1963 au club du Colonel Fabien, j’avais alors 15 ans. C’est là que j’ai disputé mon premier championnat de France en junior. Puis quand je suis arrivé sur le marché du travail, je me suis un peu éloigné du monde de la pétanque. Ensuite, le retour à une vie familiale plus stable m’a permis de renouer avec la pétanque. C’est là que j’ai connu le club des Buttes-Chaumont et celui des Épinettes.
Cette capitale est donc chargée de souvenirs ?
L’un des meilleurs, demeure le titre de champion de Paris en senior, en compagnie de Raymond Galland et Gérard Algudo, deux légendes des boules. Mais même les places de vice-champion restent dans ma mémoire. J’ai notamment perdu deux finales en doublette, une contre Marcel Sarnito dit "l’Alligator", qui était alors champion du monde, associé à Pacioni, et l’autre contre Robert Lebeau et Tiburce Mathëi. A ce moment-là, ils étaient au sommet de leur art.
Peut-on comparer la pétanque d’hier à celle d’aujourd’hui ?
Autre temps autre époque. Les mentalités ont évolué. L’esprit club s’effrite, ce qui se traduit par une chute des licenciés. Il faut aussi comprendre que le rythme de vie des Parisiens a évolué. Du coup, on voit de plus en plus de concours qui présentent à peine 20 à 30 équipes. Un autre souci de taille est le manque de terrains. Nous ne disposons que de 4 ou 5 lieux pour organiser des grandes compétitions. C’est très insuffisant, mais c’est Paris.
Quels sont les gens qui vous entourent aujourd’hui ?
Je peux m’appuyer sur une très bonne équipe de dirigeants au sein du comité pour faire tourner le département. C’est appréciable. Avec l’arrivée cette année de Thierry Lesage, associé à Sylvain Dubreuil, nous devrions élever notre niveau de jeu et susciter des vocations. Avec l’UB 15, au sein duquel évoluent les Carl Saulnier, David Chaplin ou autre Jérôme Labionda, l’ambition est réelle. Il s’agit de tout mettre en œuvre pour bien figurer au sein de la Ligue, comme au plan national.
Quels remèdes envisager pour redonner un nouvel élan à la discipline ?
Je pense qu’il faut surtout développer d’autres compétitions que les concours actuellement proposés, pour correspondre davantage à l’attente des pratiquants. Il faut innover et, à ce titre, le nouveau bureau de la fédération se doit d’avoir une réflexion de fond et être force de proposition. Il faut plus de compétitions par clubs. |