Quelle valeur a pour vous le Mondial La Marseillaise ?
Pour nous, en Thaïlande, La Marseillaise est un tournoi à part. C’est ce qui se fait de plus prestigieux. C’est pour cette raison que je suis déçu par notre résultat. On s’était fixé comme objectif d’atteindre les demi-finales ou même la finale. Donc, se faire éliminer en 1/32e de finale ne correspond pas à nos attentes. Le plus embêtant, c’est que l’on avait bien joué jusque-là dans la compétition et face à l’équipe qui nous a éliminés (ndlr : Bordg, Stevenard et Albentosa, vainqueurs 13-10), on a tout fait à l’envers.
Au point de sermoner parfois vos joueurs ?
On prend toujours le temps d’analyser nos prestations après coup et chacun donne son avis. C’est toujours désolant de perdre des parties. Et même si on savait très bien en venant ici que le niveau de jeu serait très élevé, on avait de gros espoirs, car notre début de saison a été très bon. On a d’ailleurs atteint la finale de la deuxième étape du Masters, début juillet à Bandol, en battant l’équipe de Philippe Quintais, puis celle de Christian Fazzino. On va faire en sorte de recommencer au plus vite.
Comment est-ce que l’on vit une partie quand on est entraîneur ?
Ça n’est pas toujours simple. On a parfois le sentiment d’être impuissant, puisque même en donnant quelques consignes rapides, ce sont bel et bien les joueurs qui sont sur le terrain et assument leurs choix tactiques. L’entraîneur, lui, se contente de regarder, en essayant de contrôler son stress du mieux possible.
Est-ce que vous suivez une préparation pour ce genre d’épreuves ?
Le Mondial La Marseillaise regroupe beaucoup d’équipes, dont certaines sont vraiment très fortes. Donc, si on veut aller au bout, il est nécessaire d’arriver en forme physiquement pour pouvoir enchaîner les parties et résister aux conditions climatiques, mais aussi d’être prêt mentalement. Ça implique de longues heures de séances de tirs, ainsi qu’une alimentation saine avant et pendant l’épreuve.
Comment est perçue la discipline en Thaïlande ?
En Thaïlande, et plus généralement en Asie, de plus en plus de gens pratiquent la pétanque, et ça, aussi bien chez les hommes, les femmes que chez les jeunes. Cette discipline est réellement devenue populaire ces dernières années, tout en étant considérée chez nous comme un vrai sport. Je pense que ça va dans le bon sens.

L'équipe de Thaïlande
Thaloengkiat Phusa Ad (à gauche)
Né le 8 mars 1975
Champion du monde de tir de précision en 2005 et 2006
Vice-champion du monde 2008
Mongkon Buakew (au centre)
Né le 18 décembre 1967
Demi-finaliste du Championnat du monde en 2006
Suksan Piachan (à droite)
Né le 5 mars 1976
Vice-champion du monde 2008 |
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