Bienvenue sur le site du magazine Boulisme | Abonnez-vous à la newsletter hebdomadaire :
Accueil


Magazine Boulisme
 
Newsletter Boulisme
 
Boulisme recrute
Made in Mada
Malgré des moyens limités, Madagascar est devenue une place forte de la pétanque mondiale. Attachants, les joueurs et joueuses malgaches s’affirment comme de grands compétiteurs. Une tendance de fond.
 
© Marc Pheulpin
"Tati" au tir, sous le regard de sa partenaire "Cicine", lors de l'Europétanque 2009.

L’explication la plus simple est parfois la meilleure. Au moment où la pétanque s’exporte comme jamais, Madagascar semble se piquer au jeu. L’île d’un peu plus de 20 millions d’habitants, située dans l’océan indien, au large de l'Afrique, n’en finit plus d’emmagasiner les bons résultats.

En dix ans, ce sont ainsi deux couronnes mondiales – hommes en 1999 et jeunes en 2003 – et un titre en tir de précision (2007), qui ont fait monter le panier malgache à onze médailles dans l’histoire du Championnat du monde. Un bilan qui place le pays au huitième rang planétaire. Avec peu de moyens, des structures limitées à l’essentiel et l’éloignement géographique, les joueurs malgaches réussissent une performance étonnante que certains d’entre eux expliquent par l’amour du jeu. Simplement.

Lauréate du Mondial La Marseillaise 2008 et récente finaliste de l’Europétanque, la triplette composée de Francine Randriambahiny, médaillée de bronze en 1994, Annick Ramananandro et Véronique Randrianarizafy, ne va pas chercher plus loin les raisons de ses succès. Rencontre avec Véronique la Marseillaise, et ses deux partenaires, "Cicine" et "Tati", en tournée estivale en France avant le retour à "Mada".


Entretien


Véronique, comment expliquer l’essor malgache au plus haut niveau ?

Je crois juste qu’on aime la pétanque. Ça ne peut pas être la seule explication, c’est certain, mais c’est une discipline que les Malgaches adorent pratiquer. Chez nous, c’est un sport qui fait partie des plus populaires, pour lequel on s’entraîne beaucoup, et auquel l’on est simplement heureux de pouvoir jouer.

Est-ce une discipline qui touche toutes les catégories ?
Je crois, oui. D’ailleurs, beaucoup de jeunes la pratiquent, à tel point que c’est presque devenu un sport national. Mais comme on n’a pas de sponsors pour nous pousser, ni de subventions, c’est un peu dur. Pour venir ici cet été, il faut payer de notre poche les frais de déplacement depuis Madagascar. C’est ce que nous coûte le plaisir de jouer et de remporter des titres.

Vous ne recevez aucun soutien de la Fédération ?
Avec les problèmes politiques que connaît le pays, la pétanque et le sport en général, passent très loin derrière. De toute façon, même quand le pays va bien, il n’y a pas d’argent. Donc, quand on demande au Ministère des Sports, la réponse est toujours négative. Des fois, on a même l’impression de déranger. Il n’y a pas d’argent, c’est comme ça.

C’est donc du système D permanent ?
Un peu, oui. D’autant qu’il faut ajouter à ça les problèmes administratifs pour obtenir les autorisations de sorties du territoire. Moi, en habitant à Marseille, c’est plus simple, mais pour le reste de l’équipe c’est parfois très compliqué, même si on peut compter sur le soutien de Claude Bécis, le président du club de la Poterne des Peupliers à Paris.
On aime cette discipline et on fait le maximum pour prendre du plaisir et représenter nos couleurs. La pétanque est un excellent moyen pour faire parler de Madagascar.

© Marc Pheulpin
De gauche à droite : Véronique, "Cicine" et "Tati"
 
Marc Pheulpin, Boulisme.
Photos : © Marc Pheulpin.
 
 
Copyright © 2011 Boulisme.com
|
|
|
|
|
|
|