Il est des jours où seul compte le résultat. Décevant, le niveau de jeu de la finale du tournoi féminin, ne laissera dans les mémoires que le nom des gagnantes : Scuderi, Chapus et Foyot, et un peu plus de deux heures d’une rencontre pas toujours facile à digérer.
Malgré une affiche de prestige, face à l’équipe Quennehen-Lovet-Herlem, le spectacle avait oublié de se glisser dans la nombreuse affluence d’un écrin reconstitué sur le Vieux-Port tous les ans à pareille époque, au pied de l’Hôtel de ville.
Derrière un score final étriqué (13-12), pouvant faire croire à quelque forme de suspense et d’intérêt, l’ultime partie du tableau féminin a laissé un goût d’inachevé. Muriel Scuderi, déjà victorieuse du titre à trois reprises en 2002, 2006 et 2007, s’impose pour une palme supplémentaire.
"Vraiment pas terrible"
"J’ai bien conscience que la rencontre n’a pas été d’une très bonne qualité", admet-elle. "Personnellement, j’ai le sentiment d’avoir bien pointé, mais pour ce qui est du tir, ça n’était vraiment pas terrible… Ce qu’on va retenir, c’est le résultat."
Une évidence confirmée par ses partenaires, Fabienne Chapus et Patricia Foyot. L’épouse de Marco, éliminé, lui, en huitième de finale de la compétition masculine, aura donc sauvé l’honneur de la famille, malgré un jeu calé sur le rythme saccadé des bourrasques de vent venues animer la journée.
"On a surtout de quoi être déçues par le niveau de jeu offert aux spectateurs", regrette la championne d’Auvergne 2009. "C’est vrai qu’il y avait de quoi faire mieux et qu’on n’a pas évolué à notre niveau des premiers jours. Pour être très honnête, je pensais même qu’on ne gagnerait pas." La seule bonne erreur de jugement à faire…
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