Est-ce que vous avez eu l’impression de pouvoir remporter cette partie ?
Oui, je crois qu’on a eu l’occasion de l’emporter. On était bien lancés et on avait même réussi à faire un petit écart (ndlr : 6-1 puis 9-6). Mais je pense aussi que face à de tels joueurs, il nous a manqués un peu d’expérience.
Comment est-ce que vous avez préparé cette demi-finale ?
Quand on arrive dans le carré d’honneur, il faut être en forme et opérationnel. Il n’y a pas de place pour l’approximation. D’abord parce que les autres équipes présentes sont d’un très haut niveau, ensuite parce que le public est connaisseur et qu’il ne pardonne pas grand-chose.
Pas plus que l’équipe Quintais…
En affrontant Quintais, Suchaud et Pecoul, on savait à quoi s’attendre. Ils font partie des meilleurs joueurs du monde depuis des années. C’est avec ce genre de personnes que la pétanque peut se donner un avenir intéressant. Ces types sont respectables et surtout respectueux des autres, malgré leur supériorité. Ils sont l’exemple à suivre pour mener cette discipline vers le haut niveau et pourquoi pas les Jeux olympiques.
Comment analyser votre performance collective ?
Je suis très satisfait de mes deux partenaires. En ce qui me concerne, je suis arrivé dans l’équipe à la toute dernière minute pour remplacer mon fils qui n’a pas pu venir. Je pense que j’aurais pu faire mieux, malgré les petits pépins de santé que je traînais. Mais ils m’ont bien aidé. J’ai connu des hauts et des bas et franchement, ça n’a pas été toujours évident.
Vous terminez avec quel sentiment ?
Quand on perd contre une équipe hors normes comme celle-là, c’est un honneur. De toute façon, je relativise très vite les choses et je me dis qu’il n’y a pas que les boules dans la vie. Ca fait partie d’un ensemble, un plaisir. D’ailleurs, quand on voit un tel niveau de jeu dans les carrés d’honneur, c’est magique. Et le seul fait de pouvoir y prendre part est déjà une forme d’aboutissement.
On vous reverra ici l’an prochain ?
Ce qu’on devrait surtout voir, c’est mon fils. J’espère vraiment qu’il l’emportera un jour. Il avait déjà gagné le Mondial La Marseillaise dans la catégorie des jeunes en 2002, donc il a la capacité à s’imposer aussi chez les grands. C’est ça ce que je veux voir l’an prochain. |