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Tunisie, parfum de jasmin dans les oasis
Quelques mois seulement après sa "Révolution de Jasmin", la Tunisie cherche à faire revenir sur son sol les touristes étrangers et les rassurer sur la nouvelle stabilité de ce pays du Nord de l'Afrique. Avec l'aide de la pétanque...
 


Tout est parti d'un prétexte : un concours de boules dans le désert. La raison profonde ? La remise en selle de la destination Tunisie à travers un événement démontrant que ce pays d’Afrique du Nord, en dépit du changement radical qu'il vient de connaître, demeure immuablement une terre accueillante et hospitalière.

Pour le confirmer, ce happening singulier organisé par deux partenaires, l'Association Carthago, présidée par le Tunisien Azdine Ben Yacoub qui, depuis deux décennies, opère de Paris pour promouvoir sa terre natale, et l'Office national du tourisme tunisien, avec le soutien du promoteur Jean-Louis Oliver.

De concert, ils ont imaginé cette manifestation originale, un tournoi de boules en plein désert, du côté de Tozeur, une ville d’un peu plus de 30 000 habitants, située à 450 kilomètres au sud-ouest de Tunis, et auquel étaient conviés une trentaine d'hôtes de marque de la scène française : personnalités du petit et du grand écran, communicants ou organisateurs d'événements sportifs.

Sous l’intitulé du "Trophée du Jasmin", ils ont ainsi concocté un programme qui, du jeudi 7 au dimanche 10 avril, a amené ce groupe à s'immerger dans cette Tunisie des profondeurs, dans la magie oasienne.

Un pays millénaire et tout neuf

Le groupe comprenait des faiseurs d'opinion de premier plan, des figures aisément identifiables tels Patrice Laffont, le célèbre animateur, Pierrette Brès, Michel Dhrey et Pierre Fulla, journalistes de France Télévisions, ou encore la chanteuse Julie Pietri ("Eve, lève-toi") et les comédiens Bernard Larmande ("Navarro" et "Plus belle la vie") et Julie Arnold ("Marc et Sophie"). Étaient également présents des faiseurs d'opinion, des créateurs d'événements moins connus du grand public mais tout aussi décisifs.

Si le prétexte à cette immersion est le concours inattendu, tous les participants n'en étaient pas moins conscients de débarquer dans un pays à la fois millénaire et pourtant tout neuf. Comme impatients de (re)découvrir la magie des lieux. Mais tous avaient suivi au jour le jour les événements qui ont jalonné la renaissance tunisienne.

Cette révolution restée dans les mémoires occidentales comme la "Révolution de Jasmin" a démarré en décembre 2010 et s’est achevée le mois suivant avec le départ du président de la République, Zine el-Abidine Ben Ali, en poste depuis 1987. Ce terme de "Révolution de Jasmin" faisant référence à la prise de pouvoir de Ben Ali, les Tunisiens préfèrent d’ailleurs parler de "Révolution pour la dignité".

© Marc Pheulpin

Les invités, eux, évoquent la Tunisie avec un mélange d'admiration, de sympathie et de confiance. Pour répondre à leurs attentes, et avec la complicité d'une météo militante elle aussi, les organisateurs ont mis en branle des circuits, certes classiques, mais au plus près des réalités du pays, telles qu'elles apparaissent dans cette ère post-révolutionnaire.

Relancer la machine

Jusque dans le tournoi, auquel ils ont convié des joueurs locaux et de l'île de Djerba pour constituer des équipes mixtes avec leurs homologues français sous l'œil bienveillant des membres du comité local de défense de la Révolution, venus découvrir d'autres manières d'action militante au profit de la région et du pays.

Rassurer l’extérieur sur la stabilité et la sécurité en Tunisie est l'impératif du moment pour relancer la machine touristique, si indispensable au redécollage économique. Cela ne saurait toutefois être le seul objectif à poursuivre au travers d'une action promotionnelle. Il ne s'agit pas de mettre en valeur la seule performance sécuritaire, mais bien montrer ce qui se trame derrière cette performance.

Dans un pays où la présence policière est infiniment moins visible que par le passé et se manifeste en dehors de tout comportement arbitraire, jouir d'une telle sécurité ne relève pas d'une simple équation technique. C'est la manifestation d'un profond enracinement de traditions ancestrales, de valeurs fondamentales empreintes de respect pour autrui et de convivialité dans un esprit de partage et de solidarité. Sous cet angle, l'opération qui s'est achevée le 10 avril a pleinement atteint ses objectifs. Un bon point pour la Tunisie.

  Ils ont dit
 
© Marc Pheulpin
"Bien au-delà des attentes"

Moi, dès qu'il s'agit de pétanque, je dis oui. C'est mon passe-temps favori. Au début, quand j'ai vu ce qui s'est passé, j'ai eu un petit doute sur la suite à donner à l'invitation. Autour de moi, on m'a dit que c'était risqué de venir. Mais mon séjour a dépassé toutes mes attentes.
J'ai rencontré des gens charmants, avec une manifestation très bien organisée. Alors, à part le fait que j'ai perdu la finale, je suis ravi de cette expérience et je vais conseiller à mes relations de suivre cet exemple.


Comédien et animateur de télévision.
© Marc Pheulpin
"Allez voir par vous-mêmes"

L'invitation a coïncidé avec des nouvelles amplifiées sur Internet qui parlaient de troubles à Tozeur sévèrement réprimés par la police. Comme tout le monde en France, j'avais suivi de très près les événements et nous voyions bien que la Tunisie résolvait ses problème avec sagesse.
L'événement était pour ainsi dire anecdotique, un prétexte pour voir et ressentir ce qui pouvait avoir changé dans un pays où l’on sentait auparavant le poids de la chape de plomb qui l'étouffait.


Ancien haltérophile et journaliste sportif.
© Marc Pheulpin
"Ils ont mis le feu"

Les événements de Tunisie ont constitué à mes yeux un mouvement révolutionnaire de premier ordre au Maghreb et dans le bassin méditerranéen. Ce pays s’est distingué par sa détermination, son courage et son audace.
Je me disais : "Ils sont en train de mettre le feu au monde arabe. Le Maghreb bouge enfin". Je suis très optimiste, quant à l'avenir de cette révolution, parce que la femme y a joué un grand rôle. C'est un gage de succès..


Ex-présentatrice de télévision et journaliste.
Présidente de l'association La Licorne
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© Marc Pheulpin
"Ramener la confiance"

La première raison de cette opération est de ramener la confiance en la Tunisie. La preuve a été donnée par ces étrangers qui se sont immergés dans cette partie du pays.
Maintenant, reprenons confiance en nous-mêmes et travaillons, le reste suivra. Ce que nous avons fait est un devoir national. La Tunisie a besoin de nous tous, elle a un immense capital sympathie partout dans le monde, et particulièrement en France. A charge pour nous d'en être dignes et de le faire fructifier.


Organisateur et président de l'association Carthago
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De Tunisie, Tahar Ayachi (La Presse), pour Boulisme.
Photos : © Marc Pheulpin.
 
 
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