Expliquez-nous comment a démarré l'aventure du Mondial de Millau ?
C’est parti d’une discussion que j’ai eue en 1981 avec mon père, Damien. Je venais de participer à un beau concours à Toulouse, les "3 jours de St-Pierre". Je lui ai proposé de lancer le même genre d’épreuve et il a saisi la balle au bond. Le Mondial de Millau démarrait l’année suivante. Mon père, lui, s’est retiré de l’organisation il y a trois ans et aujourd’hui on a pris sa succession à quatre, avec Claude Lacan, Claude Bonneviale et Bernard Rouquayrol. La naissance de notre compétition repose sur cette relation filiale.
Quelles sont vos attentes pour l'édition 2009 ?
L’objectif est de proposer aux joueurs ce qu’ils connaissent de Millau. A savoir, d’abord, de pouvoir disputer plusieurs parties sans risquer une élimination prématurée. Ici, comme dans d’autres tournois, les gens sont habitués à un cadre agréable, une certaine convivialité et des concours diversifiés. Voilà la tache qui nous incombe. Je pense que c’est ce qui fait une part de notre succès.
Avez-vous apporté des modifications par rapport à l'an passé ?
Cette année, il y aura un changement dans l’organisation, puisque le doublette masculin débutera à 11h00, ce qui nous permettra de faire commencer le doublette féminin plus tôt, par respect pour cette catégorie. L’an dernier, on avait tellement de monde sur les doublettes, qu’on s’est retrouvé sans terrain pour les féminines.
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Comment vous démarquez-vous des autres grands tournois de l'été ?
On est un peu différent des autres. L’Europétanque a un concours triplette bien doté. La Marseillaise, elle, ne présente que la triplette, mais celui-ci est le concours mythique par excellence. C’est forcément l’un des plus beaux à gagner. Millau joue la carte de la diversité et de l’enchaînement des concours de haut niveau, dont notamment celui des jeunes et des féminines, plus la doublette et le tête-à-tête. Les trois organisations sont différentes. |
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Et les trois reçoivent de plus en plus d'équipes étrangères...
En 2008, 21 nations étaient présentes. C’est à peu de choses près l’équivalent de La Marseillaise et un peu plus qu’à Nice. Je pense d’ailleurs qu’à la place d’un joueur étranger, je choisirais plutôt Marseille ou Millau. De toute façon, les trois sont des compétitions de notoriété mondiale. Cette année, on doit recevoir une équipe chinoise pour la deuxième fois de suite. Le plateau est devenu très diversifié et c’est encourageant pour la pétanque et les sports de boules. |